Projets d’amélioration FORCES 2017

Photo d'équipe Amélioration du réseau d’oncologie communautaire en Colombie-Britannique 

British Columbia (BC) Cancer Agency / Fraser Health (British Columbia)

  • Tammy Currie, Directrice principale / Opérations cliniques régionales, Abbotsford Cancer Centre, Agence de lutte contre le cancer de la Colombie-Britannique
  • Marie Hawkins, Directrice administrative, Soins de santé primaires/gestion des maladies chroniques, réseau clinique de médecine, oncologie et stratégie régionale en matière d’accident vasculaire cerebral, Fraser Health Authority
  • Shallen Letwin, Vice-président / Opérations regionals, Agence de lutte contre le cancer de la Colombie-Britannique
  • Gary Pansegrau, Directeur médical regional, Fraser Valley Cancer Centre, Agence de lutte contre le cancer de la Colombie-Britannique
  • Astra Pereira, Coordonnatrice/ Opérations régionals, Agence de lutte contre le cancer de la Colombie-Britannique

Amélioration du réseau d’oncologie communautaire en Colombie-Britannique

La BC Cancer Agency est responsable de la prestation de services de thérapie systémique, du financement de tous les médicaments contre le cancer, ainsi que de l'élaboration, de la mise en œuvre et de l'évaluation des normes de qualité relatives aux traitements systémiques offerts dans l’ensemble de la Colombie-Britannique. À l’heure actuelle, la thérapie systémique (c.-à-d. la chimiothérapie) est assurée à la fois par la BC Cancer Agency et les autorités régionales de la santé de la Colombie-Britannique. Au sein de la BC Cancer Agency, la thérapie systémique est dispensée par 6 centres régionaux de la Colombie-Britannique, tandis que dans les 5 autorités régionales de la santé, la thérapie systémique est offerte par 43 pharmacies et cliniques relevant du Community Oncology Network (CON). Le CON est responsable de 40  % à 50  % de la chimiothérapie administrée en Colombie-Britannique.

Dans le cadre d’un état des lieux réalisé en 2016, on a cerné des enjeux liés à la pérennité, à la prestation efficace des soins, aux ressources, à la qualité et à la coordination des soins du cancer entre les organismes. En optant pour un modèle de prise de décisions éclairées par des données probantes dans le but de mieux orienter la planification, la prise de décisions et les opérations du CON, ce PA entreprendra de créer des niveaux de service et des mesure du rendement pour le CON. Ces efforts devraient aboutir à une amélioration de la qualité de l'expérience du patient, contribuer à une meilleure mesure et un meilleur suivi du rendement, permettre une comparaison par rapport à d'autres organisations internationales et assurer l'excellence opérationnelle.

Ce PA concorde avec les priorités stratégiques de la BC Cancer Agency, du ministère de la Santé et des autorités régionales de la santé. Il permettra d'accroître la responsabilisation de tous les prestataires et systèmes de soins de santé, tout en veillant à ce que les services qui sous-tendent le continuum des soins du cancer soient exploités sous forme de système intégré plutôt que de courtepointe de prestataires.

 


Photo d'équipe Le préposé aux bénéficiaires : POUR l’usager, PAR la logistique 

Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches (Québec)

  • Carole Bordes, Directrice adjointe Logistique, CISSS de Chaudière-Appalaches, Lévis, Québec
  • Véronique Boutier, Directrice administrative de la recherche, CISSS de Chaudière-Appalaches, Lévis, Québec
  • Josée Chouinard, Directrice du programme soutien à l’autonomie des personnes âgées, CISSS de Chaudière-Appalaches, Montmagny, Québec
  • Daniel Paré, Président Directeur Général, CISSS de Chaudière-Appalaches, Sainte-Marie, Québec

Le préposé aux bénéficiaires : POUR l’usager, PAR la logistique

Le CISSS de Chaudière-Appalaches doit innover pour répondre au bien-être de sa population tout en optimisant l’utilisation de ses ressources. L’alourdissement de sa clientèle avec des troubles cognitifs dans les centres d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD) pose des défis à l’organisation qui doit s’actualiser afin d’offrir une expérience client de qualité. Dans ce contexte, la pénurie du personnel de soins devient un enjeu majeur.

Notre projet vise à maximiser les tâches du préposé aux bénéficiaires(PAB) afin qu’il soit un guide significatif au cœur du service offert à l’usager. L’hypothèse de travail est qu’en rehaussant ses compétences, par une analyse logistique de mutualisation et de synchronisation des flux qui touchent l’ensemble des tâches autour de l’usager, le PAB va être libéré pour jouer un rôle d’accompagnateur privilégié veillant au bien-être de l’usager. Ces tâches devraient être optimisées pour être intégrées sans coût supplémentaire à l'organisation du travail. Au-delà de l’optimisation des services et de l’amélioration de la satisfaction au travail du PAB, nous nous attendons également à des gains cliniques auprès de la clientèle visée avec, par exemple, une augmentation des approches non médicamenteuses ainsi qu’une diminution observée des troubles de comportements perturbateurs liés à la proximité du PAB.

Afin de vérifier nos hypothèses, nous proposons d’effectuer un portrait exhaustif des activités planifiées ou non autour de l’usager dans deux CHSLD du territoire, puis d’évaluer nos interventions. D’un point de vue organisationnel, les retombées de ce projet auront un impact sur le développement de l’excellence au sein de l’établissement.


Photo d'équipe Salle de pilotage en santé publique : une meilleure performance pour améliorer la santé de la population 

Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre (Québec)

  • Danièle Moore, Coordonnatrice Maladies infectieuses, gestion des menaces et santé environnementale, CISSS de la Montérégie-Centre, Longueuil, Québec
  • François Pilote, Professionnel équipe planification-Évaluation, Direction de santé publique, CISSS de la Montérégie-Centre, Longueuil, Québec
  • Mathieu Lanthier-Veilleux, Médecin-conseil – équipe de planification et d’évaluation, CISSS de la Montérégie-Centre, Longueuil, Québec

Salle de pilotage en santé publique : une meilleure performance pour améliorer la santé de la population

Suite à la restructuration importante du système de santé québécois en 2015, chaque établissement du réseau de santé (CISSS) a instauré une salle de pilotage stratégique. Cet outil de gestion de performance éprouvé est utilisé lors des comités de direction. Ces salles servent à coordonner les activités de leur plan stratégique avec les cibles, les projets de transformation et les actions réalisées. L’objectif de ce PA est d’adapter et d’implanter à la Direction de santé publique (DSP) de la Montérégie une salle de pilotage commune aux trois CISSS. Par sa responsabilité régionale, sa préoccupation de favoriser l’engagement des gestionnaires et du personnel ainsi que son défi d’identifier des indicateurs pour une mesure adéquate des activités de santé publique, la Direction de santé publique vise à expérimenter une salle de pilotage adaptée et unique : démocratisée, multi-établissements et avec des indicateurs innovateurs.  Ainsi, par une conception et utilisation inclusive (professionnels, multi-directions, multipartenaires et multi-établissements), ce PA permettra de démocratiser et de mobiliser les ressources autour de priorités communes. Par une participation de trois CISSS dans son élaboration, ce PA harmonisera les activités de santé publique au sein de la région. Par des indicateurs des activités de santé publique, la DSP sera à même de mieux coordonner ses activités et à mieux alimenter les autres directions dans leurs propres activités au bénéfice de la santé de sa population.  Finalement, l’évaluation et l’expérimentation de ce PA permettront d’inspirer d’autres directions et d’autres établissements à suivre son exemple dans l’adoption d’un outil de gestion innovateur.


Photo d'équipe L’implication du patient-ressource dans l’analyse des événements indésirables graves 

Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est (Québec)

  • Marianne Dion-Labrie, Conseillère cadre Expérience client et Éthique, CISSS de la Montérégie-Est, Saint-Hyacinthe, Québec
  • Bernard Lachance, Conseiller cadre intérimaire à la gestion intégrée de qualité, CISSS de la Montérégie-Est, Saint-Hyacinthe, Québec
  • Annie Lemoine, Directrice adjointe de la qualité, de l’évaluation et de l’éthique, CISSS de la Montérégie-Est, Saint-Hyacinthe, Québec
  • Michèle Ouellet, Chef à la gestion intégrée de la qualité, CISSS de la Montérégie-Est, Saint-Hyacinthe, Québec

L’implication du patient-ressource dans l’analyse des événements indésirables graves

La gestion des risques se traduit par une approche corrective visant à réduire les conséquences d’un événement indésirable et identifier des mesures d’amélioration. (CISSSME, 2017).  Depuis quelques années, de nouvelles approches se développent vers une participation de l’usager et de ses proches. Celles-ci s’inscrivent en droite ligne avec le concept de «soins centrés sur le patient et sa famille» et du déploiement de l’expérience client. L’expérience client constitue un «ensemble de perceptions, d’interactions et de faits vécus par les clients et leurs proches (Beryl Institute, 2015). L’implication des usagers améliore la qualité et la sécurité des soins (Sage, 2002).  Bien que les données démontrent les bienfaits d’une participation accrue des usagers et de leurs proches, peu d’études confirment leur réelle implication dans l’analyse d’un événement indésirable grave.  Ce projet a été élaboré afin de permettre la participation des usagers dans l’analyse de ces événements, considérant que leur voix devient un vecteur puissant d’amélioration. Bien que certaines personnes puissent se sentir à l’aise en participant à cette initiative, un engagement précoce et mal soutenu peut conduire à des expériences négatives. Pour éviter ces répercussions, la désignation d’une personne pouvant soutenir l’usager permet d’améliorer ces expériences. C’est pourquoi l’accompagnement de l’usager et de ses proches par une équipe de patients-ressources est préconisé. Ce projet permettra le développement de stratégies de participation de l’usager et ses proches dans les actions d’amélioration. Il offrira l’opportunité de se centrer sur leurs besoins, d’améliorer la communication, les relations et de prévenir les événements indésirables graves.

 


Photo d'équipe Innovation pour l'organisation des soins et services de proximité en AVC 

Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Ouest (Québec)

  • Stéphane Dubuc, Directeur des services multidisciplinaire et de l’enseignement universitaire, CISSS de la Montérégie-Ouest, Châteauguay, Québec
  • Mélanie Caron, Chef du département de pharmacie, CISSS de la Montérégie-Ouest, Châteauguay, Québec
  • Sophie Poirier, Directrice adjointe, Direction des services multidisciplinaires, CISSS de la Montérégie-Ouest, Châteauguay, Québec
  • Marie-Josée Roy, Directrice adjointe ID-ASD-PD(DI-TSA-DP), CISSS de la Montérégie-Ouest, Châteauguay, Québec

Innovation pour l'organisation des soins et services de proximité en AVC

La réforme de la Santé amorcée avec la Loi 10 a orienté les organisations vers une série d’objectifs à atteindre afin de réaliser le plan stratégique du Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS). L’implantation du continuum de services pour les personnes à risque de subir ou ayant subi un accident vasculaire cérébral (AVC) est un de ceux-ci. L’analyse de la situation réalisée à ce jour nous a permis d’identifier différentes problématiques actuellement vécues par la clientèle AVC telles que l’accessibilité aux services, la continuité de ceux-ci aux périodes de transition, la transmission des informations entre les acteurs et la coordination des services. Dans la structure organisationnelle actuelle, l’implantation du continuum exige de coordonner les efforts de six directions cliniques afin de réussir à atteindre les cibles prescrites dans le délai imparti. L’étalement de la clientèle sur l’ensemble du territoire représente un défi supplémentaire au niveau de l’implantation des pratiques de pointes prévues dans le continuum. Ainsi, l’implantation d’une structure de gestion intégrée des activités dédiées à la clientèle AVC sous une gouverne clinico-administrative unique nous apparait une piste de solution innovante à ce défi de taille. Ce projet s'inscrit dans la volonté de notre organisation de mettre l’accent sur la réalisation des priorités stratégiques issues du MSSS, des attentes du comité de direction en lien avec la capacité organisationnelle ainsi que sur la volonté du conseil d’administration de favoriser une approche patient partenaire lors de la réalisation de projets d’envergure.


Photo d'équipe PATH-C HND : Projet d’amélioration – transition entre les soins hospitaliers et communautaires à l’hôpital Notre-Dame 

Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l'île-de-Montréal (Québec)

  • Donald Haineault, Directeur des soins infirmiers, CIUSSS du Centre-Sud- l'île-de-Montréal, Montréal, Québec
  • Julie Grenier, Directrice adjointe au PDGA/Partenariat et soutien à l’offre de service, CIUSSS du Centre-Sud- l'île-de-Montréal, Montréal, Québec
  • Julie Lajeunesse, Directrice des services professionnels, CIUSSS du Centre-Sud- l'île-de-Montréal, Montréal, Québec
  • Nicole Parent, Adjointe au Directeur des soins infirmiers et directrice du projet, CIUSSS du Centre-Sud- l'île-de-Montréal, Montréal, Québec

PATH-C HND : Projet d’amélioration – transition entre les soins hospitaliers et communautaires à l’hôpital Notre-Dame

L’intégration de l’Hôpital Notre-Dame (HND) au sein du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CCSMTL) nécessite une transformation de sa vocation actuelle. L’HND passera d’un hôpital universitaire offrant des soins ultraspécialisés, à un hôpital communautaire offrant des services de proximité à la population du territoire. Une nouvelle offre de services sera disponible à la population du centre-ville de Montréal afin d’adresser les problématiques de santé urbaine. Les données populationnelles révèlent un profil de santé défavorable, maladies chroniques et inégalités sociales, troubles de santé mentale, clientèles vulnérables, et une faible adéquation entre les besoins de services et ceux obtenus par la population. Le Projet d’Amélioration de la Transition entre les soins Hospitaliers et les soins Communautaires (PATH-C HND) vise à : 1) Planifier l’offre de services de l’HND communautaire pour répondre aux besoins de la population de son territoire, notamment composée de clientèles vulnérables, dans un contexte de santé urbaine, grâce à des soins de proximité et une première ligne forte; 2) Développer une transition optimale entre les soins hospitaliers et les soins communautaires et prévenir le recours à l’urgence grâce à une approche intégrée favorisant l’accès, la continuité et la fluidité dans toute la trajectoire de services. Guidé par une analyse des caractéristiques de la population et des données probantes, le projet PATH-C HND vise à définir la nouvelle offre de services et les arrimages requis avec la communauté afin de mieux répondre aux besoins de la population du centre- ville de Montréal.


Photo d'équipe Qualité, accessibilité et proximité dans les services et les pratiques en soins palliatifs pédiatriques 

Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-St-Jean (Québec)

  • Céline Benoit, Directrice adjointe des services professionnels responsable de la cancérologie et des soins palliatifs, CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Dolbeau-Mistassini, Québec
  • Danielle Delisle, Adjointe du directeur du programme jeunesse, CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Chicoutimi, Québec
  • Martyne Gagnon, Conseillère-cadre services psychosociaux, CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jonquière, Québec
  • Jimmy Martel, Chef de l’administration des programme équipe spécialisée en santé mentale et dépendance et services ambulatoires jeunesse, CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Dolbeau-Mistassini, Québec

Qualité, accessibilité et proximité dans les services et les pratiques en soins palliatifs pédiatriques

Tout d’abord, il est pertinent de mentionner que la répartition territoriale de la population desservie par le CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean est de 65 % en zone rurale et répartie sur une large superficie de 95 900 km carrés. Les normes en matière de soins palliatifs pédiatriques du Québec de 2006 classent les décès chez les enfants en 6 catégories : les enfants dont la condition permet un traitement curatif, mais dont l’issue est incertaine, les enfants dont la condition entrainera une mort prématurée inévitable, les enfants présentant une condition progressive sans espoir de guérison, les enfants avec des problèmes neurologiques graves, les nouveau-nés dont l’espérance de vie est très limitée et les membres d’une famille ayant perdu un enfant de façon imprévue. Au Québec, la moyenne annuelle de décès dans ces 6 catégories s’élève à 840 décès entre 1997 et 2001 (Normes en matière de soins palliatifs pédiatriques, 2006, p. 20). Si l’on considère que le Saguenay–Lac- Saint-Jean représente 3 % de la population québécoise, cela représente en moyenne 20 enfants par année pour la région. Une recension rapide pour l’année 2015-2016 dénombre 2 décès à domicile, 4 décès en centre hospitalier de cause non traumatique et que 7 jeunes ont bénéficié d’un suivi de soins palliatifs offert par le réseau de la santé et des services sociaux. Ceci nous laisse présager qu’une partie de notre clientèle décède et reçoit des services en dehors de notre région, information que nous n’avons pu valider. Ainsi, dans l’objectif d’offrir des services de qualité et de proximité basés sur les meilleures pratiques et répondant aux normes établies par MSSS en soins palliatifs pédiatriques, nous comptons déterminer un modèle d’organisation de soins et services idéal pouvant assurer à la fois qualité et proximité pour la clientèle de soins palliatifs pédiatriques considérant la faible volumétrie. D’ailleurs, la plupart des modèles d’organisation de soins palliatifs s’entendent pour favoriser l’implication de la communauté, au sens large du terme, dans ce type de soins (Plan de développement 2015-20 soins palliatifs et de fin de vie, MSSS, Québec, 2015) . Cet aspect pourrait être inclus dans les pistes de solution à envisager.

 


Photo d'équipe Rien ne vaut son chez-soi : Instaurer une philosophie de la primauté du domicile dans la Nova Scotia Health Authority et au-delà 

Nova Scotia Health Authority (Nouvelle-Écosse)

  • Susan Stevens, Directrice principale, Soins continus, Nova Scotia Health Authority, Halifax, Nouvelle-Écosse
  • Glenda Keenan, Directrice, Rendement du système dans les soins continus, Nova Scotia Health Authority, Halifax, Nouvelle-Écosse
  • Scott McCulloch, Chef d’équipe, Physiothérapie, Nova Scotia Health Authority – Programme principal LINCS, Middleton, Nouvelle-Écosse
  • Bob Jenkins, Directeur, Soins continus de la zone ouest, Nova Scotia Health Authority, Yarmouth, Nouvelle-Écosse

Rien ne vaut son chez-soi : Instaurer une philosophie de la primauté du domicile dans la Nova Scotia Health Authority et au-delà

Depuis 2003-2004, le système de soins de santé de la Nouvelle-Ecosse a connu une évolution importante : au sortir de l'hôpital, plus de patients rentrent à la maison, suivis par des services de soins à domicile, et moins de patients sont aiguillés vers des centres d'hébergement. Au cours des dernières années, la NSHA est parvenue, dans une certaine mesure, à faire avancer l’approche de la primauté du domicile  dans certaines parties de la province. Or, plus de travaux s’imposent pour élaborer et soutenir un programme complet de promotion de cette culture de la primauté du domicile à l'échelle provinciale et, par ailleurs, il convient d’accorder une attention particulière aux régions qui sont à la traîne.

Ce projet se penchera sur les causes profondes des obstacles à l’instauration d'une culture de la primauté du domicile parmi le personnel et les prestataires de soins continus, de soins infirmiers, de soins à domicile, de soins de courte durée, de soins primaires et de services de santé mentale, ainsi que chez les médecins, les personnes et les familles directement touchés par les soins continus. Ce projet se propose également d’examiner les facteurs qui expliquent les progrès de certaines régions de la province afin de mieux comprendre les pratiques exemplaires et les éléments qui pourraient être diffusés à d'autres endroits qui n'ont pas eu autant de succès. À l'aide d'indicateurs de rendement clés, de données interRAI sur les soins de santé, de récits d'expérience de clients, d’enseignements tirés de l'ensemble de la province et de pratiques exemplaires extraites de la littérature scientifique, nous élaborerons une culture et une approche de la primauté du domicile. Cette approche debouchera sur un travail ciblé dans des domaines précis, non seulement afin de produire une amélioration de la qualité des soins et des dimensions de la qualité de vie des personnes et de leurs familles, mais également pour influer sur les résultats du système de santé, notamment l'optimisation des ressources et la gestion durable.


Photo d'équipe L'amélioration et la diffusion du coaching en matière de cancer 

Ottawa Regional Cancer Foundation (Ontario)

  • Linda Eagen, PDG fondatrice de l’accompagnement des personnes atteintes de cancer, Fondation du cancer de la region d’Ottawa, Ottawa, Ontario
  • Johanne Levesque, VP directrice, Soins aux survivants et pratique professionnelle, Services d’accompagnement et communauté de pratique, Fondation du cancer de la region d’Ottawa, Ottawa, Ontario
  • John Ouellette, Vice-président directeur, Philanthropie, Création de partenariats et engagement communautaire, Fondation du cancer de la region d’Ottawa, Ottawa, Ontario

L'amélioration et la diffusion du coaching en matière de cancer

Les services de Coaching en matière de cancer sont un programme communautaire centré sur la personne élaboré par la Fondation du cancer en 2011. Cette pratique innovante de soins de santé et de services sociaux exige des clients qu’ils participent activement à leurs soins pour améliorer leur qualité de vie et leur bien-être en général. Les services d’accompagnement pour le cancer représentent la synthèse des meilleures pratiques mondiales. Ils s'inspirent de modèles d’orientation du patient proposés par le Partenariat canadien contre le cancer ; de soins pour les survivants (post-traitement) de la Fondation américaine Livestrong  et du modèle de soins centrés sur la personne conçu par le MacMillan Cancer Support du R.-U. Il est également fondé sur des données probantes plus générales en matière d’encadrement en santé qui révèlent que ce type de modèle déclasse les autres approches de prestation de conseils dans 80 % des essais cliniques.

La Fondation a adopté la méthodologie HealthChange® (Australie) qui a démontré la valeur de l'accompagnement en termes d’observance des plans de traitement et de changements de comportement lorsqu'il est mis en œuvre dans un système de santé. Avec de plus en plus de données démontrant l’efficacité du coaching, la Fondation du cancer souhaite mettre cette méthodologie d’accompagnement à l’echelle. À cette fin, un programme de formation professionnelle a été élaboré en collaboration avec l'Université York et une communauté de pratique a egalement été mise sur pied. Des prestataires de soins de santé du Winchester District Memorial Hospital, de la Maison de soins palliatifs d’Ottawa, du Centre de ressources communautaires de Vanier et de l'Équipe de santé familiale Clarence-Rockland offrent à présent des services de coaching en matière de cancer et, en outre, des services virtuels seront bientôt disponibles. La diffusion du coaching en matière de cancer soutiendra l'intégration des soins plus près de chez soi.