Projets d’amélioration FORCES 2016

Photo d'équipe Révision de l’évaluation de santé périodique 

Canadian Armed Forces (Federal)

  • Richard Hannah,  Director, Force Health Protection, 1 Canadian Air Division Surgeon / 1 Canadian Air Division HQ, Canadian Armed Forces - CF Health Services, Winnipeg, Manitoba
  • Scott Malcolm, Director, Force Health Protection, Canadian Armed Forces - CF Health Services, Ottawa, Ontario
  • Gordon Peckham, Commanding Officer / CF Health Services Centre Pacific, Canadian Armed Forces - CF Health Services, Victoria, British Columbia
  • Shoba Ranganathan, Chief Quality and Patient Safety Officer / Health Services Delivery, Canadian Armed Forces - CF Health Services, Ottawa, Ontario

Révision de l’évaluation de santé périodique

L’évaluation de santé périodique (ESP) sert à déterminer le niveau d’aptitude opérationnelle (dont les examens imposés par les règlements, notamment pour les équipages d’aéronefs), le dépistage des risques pour la santé des travailleurs et pour la salubrité de l’environnement, ainsi que les mesures à adopter pour prévenir la maladie et promouvoir la santé de tous les membres des Forces armées canadiennes (FAC).

Le processus actuel d’évaluation est fastidieux, n’est pas fondé sur des données probantes et ne permet pas d’atteindre la totalité des objectifs visés. Le projet de remaniement vise à rationnaliser le processus d’évaluation en lui donnant des fondements scientifiques ou factuels pour qu’il puisse répondre aux besoins essentiels. C’est indispensable puisque, dans sa forme actuelle, ce processus chronophage ne met pas pleinement à profit sa capacité d’améliorer l’état de santé général du personnel des FAC.

La première phase du projet de remaniement sera axée sur une révision de l’ESP qui s’appuiera sur une analyse du processus en place qui a déjà permis, d’entrée de jeu, de mettre le doigt sur un large éventail de problèmes. L’analyse des besoins essentiels qui découle du niveau d’engagement des patients et des parties prenantes, alliée à l’étude des pratiques exemplaires et des données probantes, permettra de peaufiner le processus d’évaluation et contribuera à la décision de procéder ou non à l’adoption d’une démarche unique ou d’une série de démarches pour être en mesure de satisfaire, en totalité, aux exigences de l’ESP. 

À la deuxième étape du projet, on évaluera la capacité du nouveau processus d’évaluation périodique, de satisfaire aux besoins essentiels. On s’attend à ce que le remaniement de l’évaluation ait une incidence positive sur divers volets du programme tels que le suivi des tests diagnostics, leur pertinence et leur utilisation, de même que sur la prévention à long terme du déclenchement et de la progression des maladies. Le processus d’ESP sera évalué et amélioré, au besoin, pour favoriser l’atteinte des objectifs établis et entraîner des répercussions positives sur l’état de santé global de l’effectif des FAC.


Photo d'équipe L’implantation et la pérennisation d’une pratique des niveaux de soins 

Équipe FORCES

Centre intégré de santé et de services sociaux Laval (Québec)

  • Marina Larue, Directrice des soins infirmiers, Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval, Laval, Québec
  • Isabelle Legault, Adjointe à la présidente-directrice générale adjointe, Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval, Laval, Québec
  • Ève Riopel, Directrice médicale adjointe à la direction des services professionnels, Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval, Laval, Québec

L’implantation et la pérennisation d’une pratique des niveaux de soins

Ce projet consiste à habiliter les médecins et équipes soignantes à intégrer dans leur pratique les discussions et réflexions à aborder avec un usager et sa famille en lien avec les objectifs de soins lors d’une maladie grave ou d’une fin de vie.  Bien que des soins de qualité demandent de respecter les besoins et préférences des usagers, en contexte de fin de vie, les volontés de l’usager sont fréquemment inconnues.  La pratique des niveaux de soins, qui cherche à ouvrir un dialogue et créer une réflexion quant aux volontés d’un patient advenant une situation où son consentement n’est plus possible, permet aux usagers d’être des acteurs continus du processus qui les affecte.  Il a été démontré que bien que désiré par les patients, les niveaux de soins demeurent insuffisamment abordés par les professionnels de la santé.  Au-delà de l’effet bénéfique étudié sur la personne et sa famille, il a été constaté que la détermination des niveaux de soins avait également un impact bénéfique sur les hospitalisations et l’utilisation des ressources.

Notre objectif est donc de permettre à un maximum d’usagers avec problèmes de santé chroniques avancés de bénéficier d’une discussion sur les niveaux de soins par la création et le déploiement d’une politique institutionnelle à cet effet.  Des interventions ciblées à visées éducative, informative et promotionnelle seront déployées afin de maximiser l’intégration de cette pratique dans les soins courants prodigués au CISSS de Laval et l’adhésion des équipes soignantes de même que l’impact sur la qualité des soins seront évalués.


 


Photo d'équipe Structurer l'intégration des pharmaciens en GMF 

Centre intégré de santé et de services sociaux Montérégie-Centre / Centre intégré de santé et de services sociaux Montérégie-Ouest (Québec)

  • Nathalie Bérard,  Directrice adjointe au DSP et mécanismes d'accès, Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Centre, Greenfield Park, Québec
  • Pierre Guay, Directeur des programmes santé mentale et dépendance, Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest, Châteauguay, Québec
  • Dominique Pilon, Directeur des programmes jeunesse et des activités de santé publique, Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest, Châteauguay, Québec
  • Cloé Rodrigue, Adjointe au directeur de la recherche, Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Centre, Greenfield Park, Québec

Structurer l'intégration des pharmaciens en GMF

Au Québec, plus de 40 % de la population est inscrite dans un groupe de médecine de famille (GMF) et y reçoit ses services médicaux de première ligne. Le nouveau Cadre de gestion des GMF prévoit l'allocation d'un financement permettant aux GMF de convenir d'ententes de services avec des pharmaciens communautaires.

Les effets indésirables des médicaments et l’inobservance au traitement médicamenteux représentent une cause directe de plus en plus fréquente de l’échec du traitement, de visites à l’urgence et d’hospitalisation, en particulier pour les patients ayant des maladies chroniques. L’intégration des pharmaciens communautaires aux GMF est donc un formidable levier pour améliorer la prise en charge de la population.

En travaillant de concert avec les principales parties prenantes (pharmaciens, médecins, infirmières et patients), l’équipe (1) proposera des modes de fonctionnement pour assurer une intégration efficace des pharmaciens communautaires aux GMF; (2) identifiera une gamme de services pertinents afin de maximiser la participation des pharmaciens à la prise en charge; (3) privilégiera une approche populationnelle permettant aux GMF de moduler leur offre de services en fonction des besoins de leur clientèle ; et (4) élaborera un plan de mise en œuvre, ainsi que son évaluation, pour accompagner l’intégration des pharmaciens aux GMF en Montérégie.

À terme, l’objectif visé est de fournir à la population des services pertinents, centrés sur ses besoins ainsi que sur l’expertise des pharmaciens, médecins, infirmières, travailleurs sociaux et autres professionnels en GMF, afin de maximiser le potentiel de cette collaboration et des ressources utilisées.


 


Photo d'équipe Développement d’une approche de soutien en soins palliatifs à domicile 

Centre intégré de santé et de services sociaux Montérégie-Ouest (Québec)

  • Philippe Besombes,  Directeur de soins infirmiers et enseignement universitaire, Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest, Châteauguay, Quebec
  • Mélanie Dubé, Directrice adjointe qualité, évaluation, performance et éthique, Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest, Châteauguay, Québec
  • Mitchell Germain, Médecin, Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest, Vaudreuil, Québec
  • Vincent Veilleux, Directeur des services techniques, Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest, Châteauguay, Québec

Développement d’une approche de soutien en soins palliatifs à domicile

Le projet d’amélioration du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest (CISSSMO) a pour objectif de développer une approche de soutien pour la clientèle en soins palliatifs et de fin de vie qui expriment le souhait de mourir à domicile. Souhait largement exprimé, mais malheureusement plusieurs obstacles freinent sa réalisation.

Alors que la problématique peut paraître simple, elle comporte plusieurs défis en termes d’accessibilité, de sécurité et de coordination des soins et services. Nous pouvons penser à l’accès et la disponibilité des ressources tant professionnelles que médicales. Le manque de soutien aux aidants naturels de l’usager peut également devenir un obstacle considérable lors des derniers moments de fin de vie à domicile.

Pour résoudre ces problématiques importantes, qui freinent le souhait de ces usagers, nous utiliserons plusieurs forces de notre organisation. À titre d’exemple, notre expertise en matière de suivis à distance des usagers grâce à l’implantation d’une pratique innovante que sont les télésoins et la télésurveillance. De plus, nous pourrons nous appuyer sur le développement d’une expertise transdisciplinaire de professionnels et organismes communautaires en soins palliatifs.

En résumé, nous sommes convaincus que les efforts et les énergies investis dans le cadre de ce projet d’envergure permettront aux usagers en fin de vie de mener à bien leur souhait de mourir à domicile. Notre fer de lance qui guidera l’ensemble de nos actions sera notre volonté de satisfaire les souhaits exprimés des usagers et de leurs proches, dans un environnement de soins empreint de dignité et de respect.



Photo d'équipe La transition de la personne âgée entre le milieu de vie et l’hôpital 

Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de Capitale Nationale / Centre hospitalier universitaire de Québec Université Laval (Québec)

  • Nancy Drouin,  Directrice adjointe programme soutien à l'autonomie des personnes âgées, CIUSSS Capitale Nationale et CHU de Québec Université Laval, Québec, Québec
  • Lucille Juneau, Directrice adjointe programme soutien à l'autonomie, CIUSSS Capitale Nationale et CHU de Québec Université Laval, Québec, Québec
  • Brigitte Martel, Directrice soins infirmiers, CHU de Québec Université Laval, Québec, Québec

La transition de la personne âgée entre le milieu de vie et l’hôpital

Les personnes âgées présentent souvent une multi morbidité associée à la coexistence de maladies chroniques, des détériorations cognitives ou de l’incapacité physique. Ces derniers doivent souvent consulter plusieurs cliniciens dans différents milieux, ce qui peut conduire à la fragmentation des soins et à l'inefficacité des services de santé. Ils sont particulièrement affectés par un bris de continuité des soins notamment dans les points de transition.  Plusieurs problèmes sont observés en raison de l’absence de continuité dans les soins notamment la duplication des évaluations et des investigations, des traitements non appropriés, ainsi que des délais indus dans les processus de soins voire même une rupture de soins pouvant causer préjudice à l’intégrité de la personne âgée déjà en état d’instabilité. Ces transitions nécessitent pour ces personnes des efforts d’adaptation, une réappropriation des auto-soins, une réorganisation de la vie quotidienne afin d'acquérir et de préserver l’autonomie. Les interventions des différents professionnels de la santé peuvent soutenir les personnes âgées dans leur rétablissement. En partenariat avec la personne âgée et ses proches, ce projet vise à mettre en place des interventions de 1ère ligne et à l’hôpital favorisant des transitions harmonieuses. L’expérimentation des interventions et des mesures de résultats seront effectués pour les personnes âgées résidant dans un territoire délimité de la Capitale Nationale (CN) et un hôpital du CHU de Québec-Université Laval. Un plan d’amélioration continue permettra la transférabilité des interventions probantes dans les autres secteurs de la CN.


Photo d'équipe Gestion et suivi de la trajectoire maladies chroniques par le patient et l’équipe multidisciplinaire à travers les télésoins 

Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de Centre-Ouest-de-l'île-de-Montréal (Québec)

  • Sébastien Bilin,  Centre Intégré Universitaire santé et services sociaux du Centre-Ouest de l'île-de-Montréal, Montréal, Québec
  • Marie-Hélène Carbonneau, Directrice-adjointe des soins infirmiers, Centre Intégré Universitaire santé et services sociaux du Centre-Ouest de l'île-de-Montréal, Montréal, Québec
  • Christine Touchette, Directrice adjointe Soutien à l'autonomie des personnes âgées, Centre Intégré Universitaire santé et services sociaux du Centre-Ouest de l'île-de-Montréal, Côte St-Luc, Québec

Gestion et suivi de la trajectoire maladies chroniques par le patient et l’équipe multidisciplinaire à travers les télésoins

Le projet vise à accomplir 3 choses principales :

1.1 Faire un inventaire de ce qui est en utilisation dans le CIUSSS présentement au niveau de la technologie et des maladies chroniques et faire les liens entre les projets, si possible.

1.2 Créer un comité d’évaluation des projets technologiques pré utilisation et en cours d’utilisation (incluant un ou des usagers), incluant le développement d’une grille standardisée de mesure d’indicateurs.

1.3 Développer un outil d’évaluation de la satisfaction des usagers (en impliquant des usagers dans la création) et des intervenants à l’utilisation des outils technologiques


Photo d'équipe Expérience patient : une compréhension commune de la transition vers les soins palliatifs 

Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de Saguenay-Lac-St-Jean (Québec)

  • Roberto Boudreault,  Chef du département régional de médecine générale, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, St-Félicien, Québec
  • Isabelle Boulianne, Adjointe aux affaires universitaires, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Chicoutimi, Québec
  • Nancy Houde, Chef de service en soins infirmiers - Continuum clinique, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Chicoutimi, Québec
  • Sylvie Massé, Directrice des soins infirmiers, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jonquière, Québec

Expérience patient : une compréhension commune de la transition vers les soins palliatifs

Considéré comme une maladie chronique, le cancer est la première cause de mortalité depuis une quinzaine d’années au Saguenay-Lac-Saint-Jean et est responsable de plus de 35 % des décès observés annuellement dans la région. Le nombre de nouveaux cas de cancer et de décès continue d’augmenter de façon importante dans la région.

La transition des soins curatifs vers les soins palliatifs est souvent une expérience traumatisante pour le patient et sa famille. De leur côté, les professionnels de la santé manquent de formation, sont mal outillés et ne connaissent pas le bon moment pour introduire cette notion dans les soins aux patients. En contrepartie, plus on intègre tôt les soins palliatifs dans les cas de maladies chroniques incurables, et plus la qualité de vie et le taux de survie du patient augmentent alors que ses symptômes dépressifs diminuent.

En se basant sur l'expérience de patients et de leur famille, ainsi que des professionnels du milieu, l'équipe désire se doter d'une compréhension commune de ce qu'est la transition clinique des soins curatifs vers les soins palliatifs. Pour ce faire, des personnes atteintes de maladies chroniques incurables seront questionnées sur différents aspects de leur expérience en lien avec différents aspects des soins palliatifs. Des entrevues seront également faites avec des professionnels qui œuvrent plus fréquemment auprès de cette clientèle.

En acquérant une meilleure connaissance des besoins réels des patients et des professionnels, en lien avec leur expérience. En effet, en basant les interventions et les stratégies d'action sur des besoins réels et ressentis, une meilleure continuité des soins, des traitements mieux adaptés à la situation et un meilleur accompagnement sont plus que probables, facilitant ainsi la transition des soins curatifs vers les soins palliatifs.


Photo d'équipe Amélioration des résultats et de l’expérience vécue par les patientes chez qui il faut faire appel à une procédure de déclenchement du travail

The Ottawa Hospital (Ontario)

  • Jessica Dy,  Division Head and Quality Medical Lead, Division of Obstetrics and Gynecology, Ottawa Hospital, Ottawa, Ontario
  • Laura Hopkins, Deputy Chair, Department of Obstetrics and Gynecology and Head, Division of Gynecologic Oncology, Ottawa Hospital - General Campus, Ottawa, Ontario
  • Ann Mitchell, Director of Obstetrics, Gynecology and Newborn Care at the Ottawa Hospital, and Director of Neonatal Services at the Children’s Hospital of Eastern Ontario, Ottawa, Ontario

Amélioration des résultats et de l’expérience vécue par les patientes chez qui il faut faire appel à une procédure de déclenchement du travail

Le déclenchement du travail est une procédure répandue; on y recourt dans environ le quart des naissances, soit chez juste un peu plus de 1 500 femmes chaque année à l’Hôpital d’Ottawa. La plupart des femmes qui subissent une induction du travail ont besoin d’une préparation du col de l’utérus effectuée entre 24 et 48 heures avant le déclenchement du travail. Les faits tendent à établir que l’expérience vécue par la patiente est améliorée et que les coûts sont moindres si ce processus est induit en clinique externe. Actuellement, à l’Hôpital d’Ottawa, la plupart des femmes chez qui on provoque le travail sont admises au Centre des naissances. Ce scénario fait appel à des soins infirmiers intensifs individuels, prolonge le séjour des femmes en milieu hospitalier et crée un niveau élevé d’anxiété et de frustration chez les patientes. Le présent projet a pour but de trouver des solutions sécuritaires et rentables qui permettront de répondre aux besoins de soins et de surveillance des femmes qui doivent subir une intervention de maturation du col de l’utérus sans être hospitalisées au Centre des naissances. Le projet permettra en particulier d’obtenir des données de base sur les points suivants : (1) la proportion des femmes qui ont besoin d’une intervention de déclenchement du travail à l’hôpital; (2) le niveau de satisfaction des patientes qui ont subi une intervention visant à provoquer le travail; (3) la durée du séjour et le prix pondéré pour les patientes chez qui le travail a été induit en milieu hospitalier. Une autre avenue de soins préalable au déclenchement sera aménagée pour les femmes qui répondent à des critères précis, et sera mise en œuvre à l’Hôpital d’Ottawa. Ce nouveau processus devrait diminuer de 24 à 48 heures la durée d’hospitalisation des patientes, améliorer l’expérience de celles qui doivent subir une induction du travail et réduire le coût unitaire pondéré des naissances par voie vaginale à faible risque.


Photo d'équipe Intégration d’une approche palliative aux soins de santé primaires

Nova Scotia Health Authority (Nova Scotia)

  • Erin Christian,  Manager, Planning & Development, Primary Health Care, Nova Scotia Health Authority, Halifax, Nova Scotia
  • Crystal Todd, Chief Family Medicine, Western Zone, Nova Scotia Health Authority, New Minas, Nova Scotia
  • Cheryl Tschupruk, Provincial Palliative Care Coordinator, Cancer Care Nova Scotia, Nova Scotia Health Authority, Halifax, Nova Scotia
  • Jo-Anne Wentzell, Director, Primary Health Care, Chronic Disease Management, Family Practice (Western Zone), Nova Scotia Health Authority, Berwick, Nova Scotia

Intégration d’une approche palliative aux soins de santé primaires

On a constaté qu’un accès précoce aux soins palliatifs améliorait la situation des patients et de leur famille. Les prestataires de soins primaires sont souvent les premiers et les principaux points de contact du patient avec les services de santé.  En Nouvelle-Écosse, où on se dirige vers un système de soins intégrés au sein même du système de soins primaires (SSP), leur rôle, dans la sphère des soins palliatifs, est essentiel. 

Alors que les soins palliatifs devenaient une spécialité, les prestataires de soins primaires ont vu leur rôle diminuer auprès de cette population, ce qui a eu pour effet de faire décroître leur compétence en la matière et de miner la confiance du public. Les services spécialisés ont pour but d’offrir l’expertise requise pour compléter les soins holistiques et continus administrés au foyer et ne sont pas conçus pour maintenir un éventail complet de soins et répondre, à long terme, aux besoins des patients. Quand tous les membres d’une équipe travaillent ensemble (service de soins primaires et de spécialités et services communautaires), personne n’est surchargé et les gens qui ont besoin de soins palliatifs peuvent continuer à vivre dans leur environnement familier.

En 2014, le ministère de la Santé et du Mieux-Être de la Nouvelle-Écosse a publié une stratégie de soins palliatifs contenant des recommandations visant à orienter le système de santé vers un modèle de soins palliatifs ancré dans le SSP. Le PA s’appuiera sur un processus d’engagement auprès d’équipes de SSP hautement aptes au changement et capables d’élaborer, d’essayer et de peaufiner un cadre opérationnel permettant d’intégrer une approche palliative dans l’environnement des soins primaires de la Nouvelle-Écosse  en changeant le modèle de prestation de soins en conséquence. Parmi les résultats attendus, on peut citer un meilleur accès à des soins adéquats, le renforcement des capacités en soins primaires, l’optimisation des ressources en place, la clarification des rôles dans la sphère des soins palliatifs, l’amélioration de l’expérience vécue par le patient et sa famille, en somme, un rehaussement de la qualité des soins palliatifs pour tous les citoyens de la Nouvelle-Écosse.  


Photo d'équipe Le modèle de Kingston : Amélioration de l’accès grâce à un système d’admission centralisé

Providence Care / Kingston General Hospital / South East Community Care Access Centre (Ontario)

  • Brenda Carter, Vice President, Cancer Services and Diagnostic Imaging; Regional Vice President (RVP), South East Regional Cancer Program, Kingston General Hospital, Kingston, Ontario
  • Laurie French, Senior Manager, Client Services, South East Community Care Access Centre
  • Jenn Goodwin, Senior. Director, Community Relations & Strategy, Providence Care KGH South East, Kingston, Ontario
  • Natalie Kondor, Palliative Medicine physician / Regional Lead, Palliative Care, Kingston General Hospital, Kingston, Ontario

Le modèle de Kingston : Amélioration de l’accès grâce à un système d’admission centralisé

Notre projet vise à établir un guichet d’admission centralisé pour les patients acheminés vers des services de soins palliatifs, quels que soient leur environnement ou leurs prestataires de soins. Notre population cible sera composée des patients atteints d’un cancer du poumon ou du pancréas ou d’un cancer colorectal.

Un guichet d’admission central accueillera les cas acheminés par un patient ou un défenseur des droits des patients, par un prestataire de soins primaires ou un spécialiste (par exemple, un oncologue), sur la base des résultats obtenus à la « question surprise » du Gold Standard Framework1[1]. Sur réception, une équipe de professionnels de la santé procédera à une évaluation initiale faisant appel à des outils validés tels que l’Échelle d’évaluation des symptômes d’Edmonton (EESE) et l’échelle de rendement palliatif.

Nous entrevoyons diverses retombées positives :

  • renforcement des occasions de sensibiliser les patients et les familles au rôle de prestataire de soins palliatifs dès les premières manifestations de la maladie;
  • rehaussement de la capacité des patients et des familles de présenter une demande et d’avoir accès à des services de soins palliatifs;
  • partage de la documentation relative à l’admission qui devrait faciliter l’accès en temps opportun aux services appropriés, accroître la collaboration et la communication entre les pourvoyeurs de services et permettre aux patients de bénéficier des services de leur prestataire de soins primaires durant une plus longue période;
  • mise à jour du bilan de santé du patient au centre d’admission et réévaluations permettant l’identification précoce des patients qui ont besoin de soins palliatifs intensifs;
  • mise à profit des ressources humaines et technologiques accessibles à Kingston, amélioration de  la qualité des soins et rehaussement du niveau de satisfaction des patients et des familles;

[1] RCGP, GSF Prognostic Indicator Guidance, http://www.goldstandardsframework.org.uk/cd-content/uploads/files/General%20Files/Prognostic%20Indicator%20Guidance%20October%202011.pdf