Utilisation appropriée des antipsychotiques Au pays, la cinquième des résidents des établissements de soins de longue durée prennent des antipsychotiques sans avoir reçu un diagnostic de psychose. Cependant, selon des données probantes, le recours aux antipsychotiques ne serait justifié que dans 5 % à 15 % des cas. Les antipsychotiques sont souvent prescrits pour diminuer les comportements difficiles et la résistance aux soins. Cependant, ces médicaments ont des propriétés sédatives. Pour de nombreuses personnes âgées, les antipsychotiques sont, dans le meilleur des cas, d’une efficacité minimale. En revanche, ces médicaments causent de graves effets secondaires en plus d’entraîner des chutes et des séjours à l’hôpital.

Des antipsychotiques sont parfois prescrits pour traiter les comportements perturbateurs chez les personnes atteintes de démence.

Toutefois, saviez-vous que ces médicaments:

  • n’aident pas dans la gestion de la plupart des symptômes et comportements associés à la démence;
  • affaiblissent l’acuité intellectuelle et les réflexes, même à faible dose;
  • peuvent produire des effets indésirables (confusion mentale, étourdissement, somnolence, risque accru de chutes)?

Heureusement, le recours inapproprié à des antipsychotiques diminue au Canada grâce aux efforts des conseils provinciaux sur la qualité des services de santé, des gouvernements, d’associations, de fournisseurs et de nombreux autres intervenants qui élargissent la portée de l’approche d’utilisation appropriée de ce mes médicaments.

La FCASS contribue aux efforts d’amélioration des soins aux aînés en faisant la promotion, en diffusant et en mettant à l’échelle des initiatives inspirées de la stratégie UAA au Canada.


Comment nous avons commencé

Le projet collaboratif sur la réduction des antipsychotiques trouve ses racines dans le programme FORCES de formation des cadres de la FCASS. Deux gestionnaires de l’Office régional de la santé de Winnipeg ont conçu une initiative pour aider des équipes multidisciplinaires de fournisseurs de soins de santé à mieux utiliser les données du système Resident Assessment Instrument/Minimum Data Sets (instrument d’évaluation des résidents/fichier minimal) dans le but d’identifier les patients ayant des troubles comportementaux liés à la démence qui pourraient profiter de thérapies non médicamenteuses.

Sur un site, le personnel a été formé pour offrir une approche non pharmacologique de la gestion des comportements associés à la démence. En consequence:

  • On a pu interrompre la prise de médicaments antipsychotiques chez 27 % d’un groupe de résidents sans constater une augmentation des symptômes comportementaux.
  • Les patients ont vu leur qualité de vie s’améliorer.
  • Des économies de 400 000 $ ont été réalisées sur une période de six mois dans la région.

Emplacements de diffusion et de mise à l’échelle du projet collaboratif UAA


Comment ça fonctionne?

La FCASS offre une formation et un encadrement sur mesure afin d’aider les équipes interprofessionnelles des foyers de soins de longue durée (dont le personnel infirmier, les préposés, les médecins, les pharmaciens et l’administration) à utiliser les données pour reconnaître les patients qui pourraient profiter de thérapies non médicamenteuses pour traiter leurs comportements associés à la démence. Les intervenants de première ligne seront ainsi mieux informés des particularités de chaque résident et pourront travailler avec les familles pour offrir des services et des soins personnalisés comme la musicothérapie et la ludothérapie.

La stratégie d’utilisation appropriée des antipsychotiques

Infographic AUA

Sous-titres en français

Pour de plus amples renseignements, communiquer avec:

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613-728-2238