S’améliorer avec le temps : planifier des systèmes de santé adaptés à la population vieillissante

Rapport de synthèse

Rapport final (510 Kb) 

Depuis des décennies, les démographes prévoient qu’avec le vieillissement de la génération du baby-boom, la proportion de personnes âgées au Canada augmentera. Pourtant, aucune transformation importante n’a encore été apportée à notre système de santé. Partout au pays, on demande l’adoption de nouvelles politiques et des réformes durables afin de mieux répondre aux besoins des personnes âgées et, par le fait même, de la population en général. Les mesures à prendre semblent faire l’unanimité, mais la façon d’y parvenir reste encore à déterminer.

Pour tenter de répondre à ces questions, la FCRSS a organisé dans six villes du pays1 une série de tables rondes—une pancanadienne et cinq régionales—intitulée S’améliorer avec le temps : planifier des systèmes de santé adaptés à la population vieillissante. Ces tables rondes, qui se sont déroulées en octobre et en novembre 2010, ont réuni plus de 200 responsables de politiques, dirigeants régionaux de services de santé, représentants des citoyens et chercheurs de partout au pays.

Le présent rapport de synthèse fournit un aperçu des principaux thèmes qui ont émergé des six tables rondes (le compte rendu de chaque table ronde est accessible ici). Les points de vue exprimés reflètent les commentaires formulés par les participants durant les consultations et leur exactitude n’a pas été établie par la FCRSS.

Le principal message véhiculé durant les tables rondes était très clair : le temps est venu de formuler des politiques et de mettre en oeuvre des réformes durables qui amélioreront les services de santé requis par un nombre croissant de personnes âgées au Canada et qui augmenteront la qualité des soins offerts à l’ensemble de la population canadienne.

Principaux messages de politique  

  • promouvoir une vision positive du vieillissement et lutter contre l’âgisme;
  • adapter le modèle des services de santé, centré sur les soins de courte durée, afin qu’il corresponde à la nouvelle réalité (allongement de l’espérance de vie et nombre accru de maladies chroniques) en se penchant sur les problèmes de santé de la population (logement adéquat, nutrition, etc.) et en mettant en oeuvre un plus grand nombre d’initiatives visant à promouvoir la santé et prévenir les blessures et les maladies;
  • clarifier le rôle de chef de file des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux dans l’amélioration du système de santé pour les personnes âgées et déterminer qui est responsable de la gestion et de la transformation du système;
  • adopter un modèle de soins plus axé sur le client, où les services de santé et sociaux seraient fournis et coordonnés de manière à mieux répondre aux besoins des personnes âgées;
  •  consulter la population afin de mieux comprendre ce que les patients souhaitent obtenir comme services de santé : les citoyens peuvent en effet offrir de judicieux conseils sur la façon d’améliorer les services de santé et influencer la volonté politique en faveur du changement;
  • mettre en place un système de soins intégré qui assurerait la coordination des services de santé et sociaux, améliorerait la communication entre les patients et les fournisseurs de services et offrirait un accès à des services appropriés en temps opportun. Cela comprend l’accès aux soins communautaires et de longue durée afin d’améliorer les résultats pour la santé, de faire des économies et de réduire le nombre de patients nécessitant un « autre niveau de soins » dans les hôpitaux;
  • s’attaquer aux problèmes uniques qu’éprouvent certains groupes de la population : par exemple, de nombreux Autochtones ont un accès limité au transport et au logement, en plus de connaître un taux de maladies chroniques supérieur à la moyenne; les immigrants récemment arrivés au pays et les francophones en milieu minoritaire ne peuvent pas toujours obtenir des services de santé dans la langue de leur choix;
  • prendre des mesures de contrôle de la qualité plus efficaces relativement aux pratiques de prescription de médicaments et aux établissements de soins de longue durée;
  • promouvoir des modèles de financement qui appuient une prestation plus souple et moins coûteuse des services de santé et qui améliorent la qualité et l’accessibilité de ces derniers ;
  • résoudre les problèmes liés aux ressources humaines, notamment en améliorant le recrutement, le maintien en poste et la formation des professionnels et des aidants naturels non rémunérés qui travaillent avec des personnes âgées. 

 

Central Health (l’Autorité sanitaire régionale Central) s'attaque à la réorganisation des soins pour les patients atteints de MPOC

Travaillant avec la Fondation canadienne pour l'amélioration des services de santé, par l'intermédiaire de la COSA, l'Autorité sanitaire régionale Central s'est fixée comme objectifs à court terme de normaliser et d'améliorer la qualité des soins prodigués aux personnes souffrant de MPOC, et d'améliorer la confiance des patients en eux-mêmes pour gérer leur maladie.

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