Si vous voulez aller loin, travaillez ensemble

En unissant nos forces, nous pouvons aller loin.

Voilà la philosophie qui sous-tend le programme de formation pour cadres FORCES, projet phare de la Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé. Le programme FORCES vise à transformer le système de santé canadien et à le tirer de sa léthargie en renforçant le leadership et la capacité organisationnelle.

Ce mois-ci, la FCASS s’est entretenue d’amélioration des soins de santé avec Shoba Ranganathan, coordonnatrice en chef de la qualité des soins et de la sécurité des patients au sein des Forces armées canadiennes (FAC). Elle est l’une des quatre membres des FAC à faire partie de la 12e cohorte FORCES.


Programme FORCES - Forces armées canadiennes


Les débuts du projet

Le projet d’amélioration de l’équipe des Forces armées canadiennes est né de la nécessité d’accroître la pertinence clinique des évaluations de santé périodiques (ESP) et d’améliorer l’état de santé général des patients de l’organisation.  

« À titre d’organisation militaire, explique Mme Ranganathan, nous devons veiller à ce que nos patients, les membres des Forces armées canadiennes, soient physiquement aptes à exécuter leurs tâches, par exemple dans le cadre de déploiements et d’exercices. » Les ESP permettent d’évaluer la condition physique opérationnelle des membres aux cinq ans, jusqu’à ce qu’ils atteignent 40 ans, puis aux deux ans.

Les commentaires du personnel et des patients des FAC ont permis de conclure que le processus d’ESP actuel ne remplissait pas adéquatement ses quatre principaux objectifs : la promotion de la santé, l’évaluation des expositions professionnelles, la disponibilité opérationnelle et l’établissement de diagnostics visant des problèmes médicaux courants.

« De plus, ajoute Mme Ranganathan, nous nous sommes rendu compte que certains éléments des ESP n’étaient pas fondés sur des données probantes et que ces évaluations ne favorisaient pas l’adoption de bons paramètres de performance. »

Dans le cadre de son projet d’amélioration, fondé sur des données probantes, l’équipe des FAC mettra au point une nouvelle évaluation de santé conforme aux exigences des politiques et élaborera des paramètres de performance connexes.

Pourquoi avoir choisi le programme FORCES?

Mme Ranganathan explique que les FAC ont opté pour le programme FORCES en raison de son format.

« Le programme FORCES ne ressemble pas aux autres projets d’amélioration de la qualité. Grâce à son caractère interactif, à son modèle d’apprentissage mixte et à l’expertise des enseignants, le programme offre une expérience sans pareille. »

De plus, selon Mme Ranganathan, il était très important de se joindre à une communauté pancanadienne de leaders férus d’amélioration. Axé sur le leadership et l’amélioration de la qualité, le programme FORCES aide son équipe à acquérir des capacités dont les FAC ont bien besoin.

Une question de travail d’équipe

Deux médecins et deux administrateurs, qui proviennent de trois endroits différents, forment l’équipe des FAC. Des technologies virtuelles leur permettent de collaborer et de discuter malgré l’éloignement. Les membres mettent leurs diverses compétences au service de l’équipe, et, à mesure que le projet avance, ils apprennent continuellement les uns des autres.

Mme Ranganathan souligne l’importance de la présence de médecins dans l’équipe.

« Le leadership clinique est essentiel aux activités d’amélioration. Pour qu’il y ait amélioration, les médecins doivent participer activement à l’organisation des services cliniques. Ils se sentent ainsi responsables de l’atteinte d’un objectif commun : la prestation de soins de grande qualité. »

S’ils ne participent pas aux décisions sur les améliorations ou les changements à apporter, les cliniciens ne peuvent mettre à profit leur expertise et leur expérience. Selon Mme Ranganathan, les prestataires de soins, qui sont les premiers intéressés, doivent prendre pleinement part aux efforts d’amélioration de la qualité.

Le projet d’amélioration

L’équipe des FAC, qui fait partie de la 12e cohorte FORCES depuis avril dernier, est actuellement à mi-parcours : elle a suivi les deux premiers modules, qui comprennent des cours en ligne, des webinaires et une séance en résidence de huit jours à Montréal, au Québec.

« Nous avons établi l’objectif et l’étendue de notre projet d’amélioration, nous avons déterminé quels paramètres clés nous aideront à savoir si nous avons atteint nos cibles, et nous commençons à planifier de modestes essais de changement. »

Pour l’équipe de Mme Ranganathan, la séance en résidence du programme FORCES qui s’est tenue à Montréal a été des plus utiles. L’équipe a pu faire progresser son projet et renforcer ses connaissances et ses compétences grâce à des interactions en personne avec des pairs, des collègues et des enseignants, à la possibilité d’adopter une approche pratique de l’amélioration et à un milieu d’apprentissage extrêmement positif.

Unir nos FORCES

L’orientation pratique du programme a permis à l’équipe des FAC de prendre du recul afin de mieux comprendre les problèmes qu’elle tentait de régler en vue de rendre son projet plus exhaustif.

Selon Mme Ranganathan, l’un des grands avantages du programme FORCES est le soutien offert par les formateurs et les enseignants.

« Les projets d’amélioration sont parfois ardus. L’aide offerte par les formateurs et les enseignants est donc inestimable. Comme l’a dit quelqu’un lors de la séance en résidence de Montréal, “si vous voulez aller vite, travaillez seuls; si vous voulez aller loin, travaillez ensemble”. »

Par ailleurs, le programme étant donné dans les deux langues, l’équipe des FAC a pu connaître différents points de vue sur des enjeux, des processus et des outils. La diversité des participants et des expériences fait l’unicité de FORCES.

Des nombreux outils que l’équipe a découverts dans le cadre du programme, le diagramme des forces mobilisatrices a été le plus utile.

« Nous devons être en mesure d’expliquer la théorie ou le raisonnement logique qui étaye le bien-fondé et la méthode d’un projet d’amélioration. Nous nous empressons parfois d’apporter des solutions sans même avoir bien défini le problème. »

Au moyen du diagramme des forces mobilisatrices, l’équipe a établi un processus à la fois conforme à l’objectif du projet et à ceux de l’organisation. En fait, cet outil a été si précieux que Mme Ranganathan songe à l’utiliser à l’échelle des FAC afin de clarifier les objectifs stratégiques.

Alors que le programme tire à sa fin, on est curieux de voir ses effets sur le projet d’amélioration des Services de santé des Forces armées canadiennes.

« Si, comme nous l’espérons, la réussite est au rendez-vous, l’organisation pourrait aller de l’avant et réaliser des projets de changement et, qui sait, servir de modèle à d’autres organisations des Forces armées canadiennes et du ministère de la Défense nationale. »