Les pensionnats autochtones au Canada et pourquoi c'est important en santé

Les Canadiens autochtones font face à des risques plus élevés pour la santé et la santé mentale comparativement aux Canadiens non-autochtones, et certains de ces facteurs de risque sont liés aux répercussions à long terme des pensionnats indiens sur la santé. La FCASS offre maintenant une formation sur ce thème comme une composante de la compétence culturelle.     En savoir plus ››

Les pensionnats et leurs effets sont importants

Du début des années 1830 jusqu’à la fermeture du dernier pensionnat indien en 1996 et conformément à la Loi fédérale sur les Indiens, des milliers d’enfants inuits, métis et des Premières Nations ont été envoyés de force dans des pensionnats pour les assimiler à la nouvelle culture dominante colonisatrice. Arrachés à leur famille et leur communauté, ces enfants pouvaient faire l’objet de mesures disciplinaires pour avoir parlé leur propre langue et apprenaient que leurs cultures et systèmes de connaissances étaient inférieurs à ceux des colons, voire mauvais. Ils découvraient que l’autorité n’agissait pas nécessairement au mieux de leurs intérêts et certains étaient victimes de violence physique et sexuelle. Les enfants et les familles souffraient sans cesse de traumatismes mentaux, corporels, émotionnels et spirituels, des facteurs de risque pour la santé et la santé mentale.

En quoi est-ce important pour des Canadiens non-autochtones œuvrant dans le système de santé?

C’est important parce que les survivants des pensionnats indiens sont exposés à de bien plus grands risques de pauvreté, d’itinérance, de maladies chroniques, de problèmes de santé mentale et de toxicomanie.

C’est important parce que les survivants des pensionnats et leur famille peuvent être moins enclins à faire confiance aux professionnels de la société canadienne, en raison des préjudices historiques commis.

C’est important parce que les familles inuites, métisses et des Premières Nations, dont les riches cultures sont un apport essentiel à la société canadienne, en subissent encore les contrecoups.

C’est important parce que c’est arrivé au Canada, un pays considéré pourtant comme l’un des chefs de file des droits de la personne et de la santé publique dans le monde.

C’est important parce que quelques communautés et peuples autochtones sont toujours aux prises avec des niveaux de pauvreté, de maladie et d’illettrisme comparables à ceux des habitants des pays en développement.

C’est important parce qu’un certain nombre de Canadiens autochtones continuent à faire l’objet d’exclusion sociale et de racisme lorsqu’ils cherchent de l’aide dans les systèmes de santé et de santé mentale.

C’est important parce que nous partageons ce territoire. Bien que nous ne soyons pas responsables de ce qui est arrivé dans le passé, nous profitons tous de ce à quoi les Premières Nations, les Inuits et les Métis ont dû renoncer. Quoi qu’il en soit, nous devons répondre des connaissances que nous acquérons et des actions que nous posons aujourd’hui et demain.

C’est important parce que les Canadiens inuits, métis et des Premières Nations sont nos voisins et nous demandent de participer aux discussions qui contribuent à la réconciliation.

— Adaptation d'un texte de la Fondation autochtone de l'espoir


Pour en savoir davantage : Honorer la vérité, reconcilier pour l’avenir, rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada


Cours sur la compétence culturelle autochtone

Pour donner suite à l’appel à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, la FCASS est heureuse d’offrir une nouvelle possibilité de formation en compétence culturelle autochtone. Eu égard aux déterminants sociaux du bien-être, les Canadiens autochtones font face à des risques plus élevés pour la santé, y compris la santé mentale. Nous aidons des équipes et des organismes non seulement à mieux comprendre comment cette histoire – notamment le régime des pensionnats – peut avoir des répercussions sur l’état de santé de nos jours, ainsi que sur la confiance dans les systèmes de santé, mais aussi à renforcer la compétence individuelle et organisationnelle en matière de culture et à envisager des moyens de réduire le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé et de santé mentale. À nos yeux, la compétence et la capacité culturelles des systèmes de santé sont une étape essentielle vers la réconciliation et la réduction de l’écart dans l’état de santé des populations autochtones.

La FCASS offre à des groupes et des organismes un cours présentiel d’un jour et deux jours sur demande et moyennant le recouvrement des coûts. Veuillez communiquer avec la FCASS pour en savoir davantage.